samedi 12 janvier 2008

Guatemala - II

On vient (enfin) de recuperer une connexion internet digne de ce nom dans la belle ville d'Antigua. L'occasion de revenir sur les 10 derniers jours, qui ont ete plutot riches comme vous pourrez le constater.

Bon vous verrez que les photos sont de tailles differentes et pas toujours comme d'habitude, mais c'est parce que ca bugge tout le temps et qu'on a du trouver des moyens alternatifs.

Par ou commencer ? Hum...par le debut me direz-vous. C'est une bonne remarque et j'en prends note.

Apres un premier jour plutot agreable mais pas exceptionnel a Xela, grande ville du sud-ouest guatemalteque, nous avons decide d'y rester deux jours de plus afin d'explorer un peu les environs, et notamment les sources chaudes de Fuentes auxquelles nous avons consacre une bonne partie de la deuxieme journee.

(Xela avec le beau temps vite retrouve)

Situees a une quinzaine de bornes de Xela, les bassins de Fuentes ("sources" en espagnol - oui je trouve aussi qu'ils se prennent pas trop la tete sur les noms -) sont un lieu assez repute du coin, bien que principalement squattes par les autochtones et pas trop par la faune touristique (en tout cas a cette periode). L'eau qui tombe dans les bassins doit etre a 50 ou 60 degres. Je ne peux pas trop dire exactement parce qu'a partir de 2m de la fontaine, j'ai commence a me sentir comme un oeuf dans une casserole et je ne me suis pas plus approche.

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(la route pour aller a Fuentes)

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(le bassin principal)

Le bassin etant plutot grand, cette source assure une temperature d'environ 35 degres a l'ensemble, ce qui donne la bizarre impression d'etre rentre dans son bain tout habille. Mais je vous rassure, on s'y fait tres vite et on se retrouve tres vite a somnoler a moitie dans cette eau limpide dont on ne sort que difficilement et tout frippe. Un petit moment de pure oisivete bien agreable.

Nous sommes encore restes un jour de plus, intrigues par "l'eglise la plus bizarre du monde" qui nous attendait a quelques km de la, a San Andres Xemul (ou plus couramment "Xemul" - prononcez Chémoule). Un village presque desert nous y attendait, qui donnait cette impression etrange de n'avoir rien a foutre la. Cependant, l'eglise valait quand meme le coup d'oeil. La facade sur la photo ci-dessous, montre bien le bon gout et le talent des "artistes" qui l'ont decoree.
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Alors comme ca, la photo rend pas grand chose, mais je vous conseille de cliquer dessus pour l'ouvrir en plus grand et, si vous pouvez, de zoomer pour voir les details des saints technicolores, des bebes surdimensionnes et certainement dessines par des enfants de deuxieme section de maternelle et plus generalement cet exquis melange de dessins flashy pseudo-religieux avec des jaguars (tout en haut) ou tout du moins des gros chats boudines.

L'interieur est pas pique des vers non plus. La creche improvisee melangeant representations religieuses, pere noel, poupees barbies et jouets tout droit sortis d'un paquet de cereales (de dimensions et corpulences bien evidemment tres differentes) avait fini de nous convaincre de l'authentique oeuvre d'art que nous avions devant nous.

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Le plus dur dans tout ca a ete de se retenir de rire (des gens priaient tres serieusement) devant l'effigie d'un Jesus en perruque (on pense que ce sont de vrais cheveux) et affuble d'une corde de pendu autour du cou.

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Plus loin dans ce meme village decidement plein de surprises, nous avons fait la connaissance de San Simon, divinite locale (les mayas excellent dans l'art de melanger christianisme et croyances ancestrales) qui est un "dieu fumeur" a l'allure d'un Fidel Castro neglige a qui les villageois rendent visite et offrent regulierement des cigarettes ou de la tequila bon marche (il parait qu'il a ses preferences au niveau des marques). L'effigie est hebergee par un villageois et change chaque annee de maison. Et c'est avec le plus grand serieux que l'hote vous explique que chaque soir, San Simon se leve et va gentiment se coucher sur son lit tres proche.

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(San Simon, qui fait semblant d'etre un vulgaire mannequin,
alors qu'il est pret a nous bondir dessus)


Quoi qu'il en soit, ce fut un bon endroit pour conclure notre experience de Xela. Enfin pas tout a fait, car une surprise de taille nous attendait pour notre derniere nuit dans cette belle ville. Alors que nous venions de nous coucher, les fines cloisons de bois ont commencer a mechamment vibrer, donnant l'impression qu'un gros avion passait juste a cote des fenetres. Sauf que le tremblement persistai. Nous nous sommes leves, un peu ebetes, ne sachant pas trop quoi faire et ne realisant pas trop ce qui se passait. Le phenomene a dure une quinzaine de secondes, du coup on a pas trop eu le temps de paniquer, ne nous rendant compte qu'apres coup qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. On a eu du mal a y croire meme apres, tant tout le monde semblait n'en avoir rien a foutre. En fait, il n'y avait pas grand monde dans l'hotel et a part une americaine qui avait reagi comme nous, l'evenement ne semblait avoir surpris personne. Les tenanciers etaient apparemment habitues au phenomene et n'avaient pas pris la peine de nous rassurer. Nous avons appris le lendemain que la region etait particulierement agitee, et que quelques mois auparavant, ces "petits" seismes etaient presque quotidiens. Resultat des courses, Laura a stresse toute la nuit, se demandant de quelle facon elle pourrait fuir de l'immeuble et quelles affaires elle prendrait si ca se reproduisait.

Apres cet episode plutot surprenant, nous avons repris la route en direction du Lac d'Atitlan, haut lieu touristique du Guatemala, dont tous les gens qui le connaissent n'en parlent qu'en termes elogieux. Effectivement, on ne nous avait pas menti. Le lieu est idyllique et nous y avons passe quatre jours absolument exquis, dans le petit village de San Pedro, le moins cher et l'un des plus cools de tous ceux qui entourent le lac. Le prix de la vie est ici presque derisoire et nous avons pu nous offrir un super hotel donnant sur le lac (bien superieur a nos habitudes) pour 100q (8 euros) la nuit.

(photo prise du bateau)

(Laura en pleine meditation sur le balcon de l'hotel)

On s'est aussi permis d'aller au resto (bon et avec super vue) a tous les repas, de faire deux fois du kayak sur le lac (pas de compartiment hermetique - pas de photo desole). Enfin, on a vecu comme des pachas a pas faire grand chose d'autre que nous detendre, passer du bon temps et visiter un peu les alentours, tout en faisant des economies. Que dire de plus sur cet endroit feerique ? pas grand chose, la vie s'y est ecoulee tout naturellement, le genre d'endroit ou notre voyage prend tout son sens.

(pas mal comme vue pour un resto a 2 euros le plat)

(Le village de San Pedro)

(Laura en pleine recherche spirituelle)

(Santiago, un des autres villages du lac)

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(des pecheurs sur le lac, au retour de Santiago)

Apres cet interlude dans notre parcours, nous nous sommes diriges vers Chichicastenango ("Chichi" - prononcez Tchitchi), qui heberge chaque semaine le plus grand marche maya d'Amerique centrale, le lieu ideal pour faire des emplettes a des prix defiant toute concurrence qu'on regrette tout le reste du trajet parce qu'il faut se les trimballer en plus des bagages. La ville en elle-meme n'a rien d'attrayant mais se transforme de facon spectaculaire les jours de marche. Nous avons achete quelques masques et un sac pour les transporter, et puis deux trois conneries a droite a gauche.

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(Chichi, la veille du marche)

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(Chichi, le jour du marche)

(masques en ceramique)

Deux jours plus tard, nous avons rerepris la route pour Antigua, ou nous sommes aujourd'hui. Mais y arriver n'a pas ete de tout repos. En effet, il semble qu'un complot se soit organise pour nous pourrir notre voyage. Enfin pas tellement un complot, puisque les 3/4 du probleme venait d'un seul homme, le conducteur du premier des bus. Bon, pour remettre dans le contexte, il faut expliquer qu'au Guatemala nous avons pris exclusivement des "chicken bus", des bus scolaires americains redecores et utilises pour les transports a bas prix dans tout le pays. Voyager a bas couts comporte neanmoins de petits desagraments. Comme voyager entasses et serres comme des sardines, parfois debout, completement dependants de conducteurs psychopathes qui considerent la route comme un terrain de jeu. Mais nous nous sommes plutot habitues a cet etat de fait qui ne nous derangeait plus tellement.

C'etait compter sans Fangio. Un grand champion celui-la. De tous les conducteurs attardes ou psychotiques que nous avions experimentes, celui-ci detient aisement la palme. Le jour ou l'on remettra des trophees pour la connerie, il sera certainement nomine dans plusieurs categories. A peine entres dans le bus et charges comme des mules, nous avons decouvert sa conception de la route, qui se rapproche a peu pres de la conception que Staline se faisait des droits de l'homme. Un grand coup d'accelerateur pour bien nous faire comprendre qui etait le chef et c'etait parti. La grande aventure. Apparemment Fangio (ce n'est evidemment pas vraiment son nom mais je prefere ne pas le connaitre) essayait de battre son meilleur chrono de rallye sur les routes sinueuses de montagne, categorie bus scolaires surcharges. Entre les virages en descente (freiner c'est pour les tapettes) qui vous decollent du siege et les depassements dans les chicanes en montee avec une visibilite proche de celle de Steevie Wonder, notre nouveau heros avait deja bien entame notre patience. Mais la cerise sur le gateau fut le depassement hautement recommande d'un petit van sur un petit chemin de terre en passant par le fosse. Oui, le fosse. Il est comme ca Fangio, y'a rien qui l'effraie. Pas meme de se retrouver coince comme un connard avec une trentaine de passager parce qu'il avait la flemme d'attendre les 5 secondes qu'a mis le van a redemarrer.

Resultat des courses, on s'est retrouves comme des cons a essayer de pousser son camion pendant que monsieur enclenchait la marche arriere dans un echec des plus retentissants. Le pire, c'est que tout le monde s'afferait a essayer de trouver une solution, les uns les mains dans les boues, les autres carrement sous le camion a essayer de deterrer les roues pendant que notre grand ami faisait semblant de donner des instructions tout en gardant les mains propres.

(Fangio, en train de faire semblant de trouver une solution, en t-shirt rouge et casquette)

Enfin bref, apres une bonne heure de tentatives infructueuses, nous avons effectue un transfert avec un bus qui arrivait derriere nous, histoire de passer l'heure et demie restante du trajet, debout, completement coinces entre les cinquante autres passagers, le temps de bien se ruiner le dos et les genoux, un regal.

Heureusement, arrives a Antigua, nous avons retrouve le sourire. Un bon hotel bien sympa et une ville magnifique (un peu dans le style de Oaxaca mais quand meme bien differente) nous y attendaient. Nous y avons decompresse pour le reste de la journee. Nous avons le meme jour decide de prendre un bus de classe superieure pour notre prochain trajet (10 heures aussi...) qui nous amenera a Tikal dans le nord du pays.

Dans un peu plus de deux heures, nous prenons la route pour le Pacaya, un des volcans qui surplombe Antigua et qui s'avere etre le seul actif de la region. Nous y attendent une ascension de deux heures et des coulees de laves dont il semble qu'on peut se rapprocher sans trop de risques. Vu que l'endroit est apparemment un repere notoire de voleurs et autres bandits, nous y serons escortes (en groupe) par des gardes sur place et un guide pour pas qu'on se paume.

Nous vous en dirons evidemment plus lors de notre prochain article, si l'on arrive a trouver un bon point internet, ce qui s'avere beaucoup plus difficile ici qu'au Mexique.

samedi 5 janvier 2008

Mini-Bilan

Bon, a l'origine je voulais enchainer apres ce bilan sur un resume (plus classique) de nos derniers jours au Guatemala. Mais vu que l'envoi des photos de fonctionne pas ici, je vais devoir remettre ca.

Mais restez bien a l'ecoute, au prochain episode : baignade dans des sources chaudes volcaniques, l'eglise la plus kitsch du monde et même un tremblement de terre (si si). Peut être même, si vous êtes sages, du kayak sur l'un des plus beaux lacs du monde.

Si avec ca je vous accroche pas...


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Voila desormais un mois que nous sommes partis. Le moment de faire un premier mini-bilan pour voir ou nous en sommes de ce voyage.

Premier point (et non le moindre) : le pognon.

On est parti sur un budget de 1000 € max par mois. Histoire d'avoir un peu de marge, on a compte 30 € par jour. Et ben on s'en sort plutôt pas mal. Nous faisons les comptes chaque jour (ce qui prend 30s et permet de vraiment savoir ou on en est - je precise car tout ca est nouveau pour moi -) et on est même en dessous de ce budget deja tronque. On a même pas vraiment l'impression de se priver. On fait tout ce qui nous fait envie et on mange 2 fois sur 3 au resto (on essaye quand même de cuisiner quand on peut). Il s'agit juste d'être raisonnable et ca passe tout seul. D'autant plus maintenant que nous sommes au Guatemala, ou la vie est sensiblement moins chere.

Deuxieme point : le temps

On va pour le moment un peu plus vite que ce que nous avions prevu. En fait on n'avait pas vraiment fait de plans a ce niveau la, mais par rapport au temps total et a la distance parcourue, ca va plutot pas mal. On reste le temps qu'il faut a chaque endroit, une nuit quand ca ne nous plait pas, et apres jusqu'a ce qu'on ait a nouveau la bougeotte (ce qui en general survient dans les 3 jours suivants). On se permet de faire le Guatemala plus en details que ce que nous avions initialement prevu, et on pense tout de même pouvoir faire tout ce qu'on veut entre 3 et 4 mois (sans se presser) ce qui, financierement, serait tres bien. Mais bon, peut être que certains endroits nous retiendrons plus dans le futur et rien n'est sur a ce niveau la.

Troisieme point : l'envie

On avait forcement un petit peu peur au debut d'être decus par le pays, ou par les mentalites. Et bien force est de constater que ce n'est pas le cas. Apres tout ce qu'on a pu lire et entendre sur le Mexique ou le Guatemala, nous avons ete agreablement surpris a chaque etape (ou presque) par la qualite de l'accueil (sourires, discussions, hotels toujours nickels, aucun sentiment d'insecurite ou que ce soit). Jusqu'ici, nous avons decouverts plusieurs petits coins de paradis, dont le dernier en date est le lac d'Atitlan, ou nous venons d'arriver et ou nous pensons poser nos valises pour quelques jours. Tout pour l'instant nous pousse a continuer notre route avec le même enthousiasme. Même si, evidemment, certaines choses du quotidien nous manquent (famille, amis, musique, redoute, etc.), c'est toujours pour une courte duree et jamais tres important.

mercredi 2 janvier 2008

Nouvel An a Comitan et premiers pas au Guatemala


BONNE ANNEE A TOUS




MEILLEURS VOEUX ET




QUE DU BONHEUR POUR




TOUS EN 2008 !!!








Bon, ca c'est fait... Pour nous le reveillon a ete, comme noel, assez special mais, pas comme noel, sans personne autour de nous. Comme prevu, nous avons rejoint Comitan, ville assez importante mais etrangement boudee par les touristes (pas vu un seul en deux jours). Pourtant, le coin a beaucoup de charme. Dans la lignee coloniale de San Cristobal, mais en beaucoup plus calme. Les gens la bas ont tous ete charmants et nous y avons passe une agreable fin d'annee.


Je dirais même que la journee du 31 decembre a ete l'une des meilleures du mois. Assez curieux de connaitre les environs (et ayant un jour a tuer pour le faire), nous nous sommes dits qu'aller voir les cascades du coin serait une bonne idee. D'ailleurs heureusement qu'on le voulait vraiment, parce que tout aurait du nous pousser a faire demi-tour. Impossible de trouver l'arret de bus, puis quand enfin on y arrive on nous dit que les bus n'y vont plus, qu'il faut prendre un bus pour Tuxtla et s'arreter au bout d'une heure au croisement pour reprendre une moto-taxi... enfin bref. Apres avoir galere pendant deux heures, on avait pas envie de faire demi-tour et on y est alles.






Et on ne l'a pas regrette. Deja, rien que de se faire trimballer en moto-taxi sur le chemin de la cascade etait deja une aventure en soi. Super agreable et avec un conducteur on ne peut plus sympa.


Arrives au debut de la promenade, on se rend tout de suite compte que l'endroit va nous plaire. Peu de monde, le grand calme et une eau limpide tirant sur le vert argileux dans laquelle on aurait même pu se baigner si l'on avait su.


Ajoutez a ca un temps ideal (grand soleil cache par les arbres pour un peu de fraicheur) et vous imaginerez a quel point nous avons passe un bon moment. Le clou de la journee fut, apres une bonne heure de montee, d'arrivee au pied de la plus grande des cascades. Impressionnante (plus de 70 m de haut), on peut en approcher tres pret grace a une petite plate-forme qui est juste en dessous.
(les petites taches a droite, ce sont des gens)
Pas question de prendre des photos de la par contre, car on est tellement pret que les embruns vous mouillent comme un arrosage automatique de jardin. Ce qui, apres l'ascension, s'avere etre un pur delice. Nous sommes restes la quelques minutes, juste a sentir le vent et l'eau nous rafraichir, jusqu'a etre completement trempes.


Enthousiastes, nous avons fait le chemin du retour avec encore plus d'entrain en essayant de prendre en photo les superbes papillons bleus qui nous accompagnaient.




De retour a Comitan, nous avons passe la soiree a nous promener puis avons mange dans un bon petit restaurant, trainant a discuter (encore) de nos projets futurs et des resolutions pour la nouvelle annee. On a eu une pensee pour vous tous, la famille qui devait certainement etre couchee a cette heure apres un un bon gueuleton, et aux copains qui devaient en train de battre des records d'alcolemie quelque part dans un coin ou on tolere la demonstration massive de leurs fesses aux passants. Ou pas, d'ailleurs, ca ne fait pas une grande difference a mon avis.


Le lendemain, nous sommes partis plein d'entrain vers une nouvelle annee qui debuterait aux couleurs du Guatemala. Bon, on aurait peut être du avoir un tout petit peu moins d'entrain, et nous dire que le 1er janvier etait peut être AUSSI ferie en Amerique centrale. Ca nous aurait peut être evite de nous trimballer nos sacs pendant une heure a la frontiere, a chercher un combi qui voudrait bien nous emmener a Huehuetenango (Huehue pour tout le monde ici)sans que ca nous coute les yeux de la tete (ou une autre partie du corps tout aussi indispensable mais plus difficile a evoquer).
(le genre de bus ou on s'entasse pour les longs trajets, la classe non ?)

Enfin, l'important c'est que nous y soyons arrives, même si ca nous a coute un tantinet plus cher que prevu. Alors, comme entree en matiere pour un nouveau pays, on aurait pu faire mieux. Pas que la ville soit repoussante, mais elle n'a rien de rare, et le premier janvier tout y est ferme, tout le monde reste chez soi.
Un peu decus, on a decide de ne pas s'y attarder, et on est repartis directement ce main pour Quetzaltenango (mais tout le monde dit Xela -prononcez Sheila comme celle des rois mages de Galilee- abreviation du nom maya de la ville), une des plus grandes villes du pays, qui nous parait tout de suite plus a notre gout, meme si le temps etait plutot gris aujourd'hui (enfin, tant qu'il pleut pas). Deja, a peine arrives, tout le monde nous parle. Le taxi, la proprio de l'hotel, une restauratrice, des gens dans le resto, des gens dans la rue, tout le monde raconte sa vie et propose son aide. Ce qui nuance pas mal avec les mexicains, qui ont plus tendance a attendre que tu leur parles et a rester relativement discrets, même si plutôt sympas dans l'ensemble.


Enfin voila, on se sent plutot pas mal ici pour le moment et on compte y rester au moins deux jours avant de partir pour le Lac D'Atitlan, lieu mondialement connu qui nous botte severe.
Nos meilleurs voeux pour cette nouvelle annee a tous ceux qui auront lu ces lignes .
Et meme aux autres, tiens. Ouais, on est comme ca, nous, le coeur sur la main...