samedi 8 décembre 2007

Mexico - chapitre II

Je profite d'un accès internet gratuit chez notre hebergeur actuel pour donner quelques nouvelles.

Hier nous nous sommes rendu au Bosque de Chapultepec, une sorte de Central Park de Mexico, un très très grand espace vert en pleine ville avec pas mal de musées, un zoo et tout ce qu'on peut trouver dans ce genre de parc en général.

Le matin, nous sommes allés au Museo Nacional de Antropologia, un vaste et beau musée qui traite de toutes les civilisations présentes au Mexique depuis l'arrivée de l'homme sur le territoire. On y retrouve donc toutes les civilisations classiques & post classiques (mayas, aztèques, olmèques, toltèques, zapotèques, mexicas, mixtèques, etc.) mais aussi les tribus indiennes qui ont vécu ou/et qui vivent encore au Mexique.


Je ne vous cacherai pas qu'on s'est tout particulièrement intéressé à la première catégorie, d'autant plus que les pièces du musée sont aussi nombreuses qu'impressionnantes en la matière.






Nous n'avons cependant pas pris le temps de lire toutes les (looooongues) explications tout au long du parcours, ayant peur de terminer comme cette famille de touristes que nous avons croisé sur place :


Seb nous a rejoints en début d'après midi et avec lui on s'est balladé dans le parc, qui est littéralement envahi par les ecureuils avec lesquels nous nous sommes amusés comme des gosses pendant une bonne partie de l'après midi, ceux étant particulièrement peu farouches et se laissant approcher très près.


Nous avons aussi eu la chance d'assister aux exploits des Voladores, tradition venue de Veracruz où 5 gars qui n'ont pas vraiment le vertige montent sans filet en haut d'un poteau d'une vingtaine de mètres d'où 4 d'entre eux tourbillonnent dans les airs la tête en bas, descendant progressivement jusqu'au sol pendant que la corde qui les attache se déroule. Comme je suppose qu'aucun d'entre vous n'a compris ce que je viens de dire, je vous propose de mater la petite vidéo qui suit, beaucoup plus explicite :



Nous avons ensuite quitté le centre de Mexico et notre Hotel pour rejoindre l'appartement de Sarah (l'ancienne coloc de Co avec qui elle est partie dans le nord - voir épisode précédent -) qui nous a servi d'étape pour la nuit, bien que celle-ci n'en soit absolument pas informée.

Là nous sommes Samedi matin, et nous attendons que Seb se réveille pour partir en direction de Tepoztlan (la ville dont j'avais égaré le nom), où l'on ne sait pas encore si l'on va pouvoir squatter la maison du prof-de-la-coloc-de-l'ancienne-coloc-de-coralie ou si on devra se trouver un hotel.

Nous n'avons pas vu tout ce que nous voulions dans le coin, mais vu que de toutes façons notre avion de retour par d'ici, on le fera au retour.

Nous allons donc fièrement nous diriger vers le sud, les cheveux dans le vent et le soleil comme complice (ok, j'en fais un peu trop), au volant de la coccinelle flambant neuve (seulement 33 ans) de Seb.


On vous redonnera des informations de là bas, je pense.

jeudi 6 décembre 2007

Premiers jours a Mexico
















Aye, apres avoir passe trois petits jours a Paris ou nous avons ete accueillis comme des rois par la famille de Laura et par mon broza yannick, nous nous sommes finalement envoles pour Mexico city hier.


Premier constat : les mexicains sont sympas comme tout ! Apres avoir lu le pire sur eux nous sommes agreablement surpris parce que nous avons vecu. Bien sur deux jours ca ne suffit pas pour se faire une idee, complete, mais on est a mille lieues de ce qu on avait pu nous depeindre.

















Apres avoir atterri, nous avons ete recuperes par Co et Seb qui avaient deja prevu tout ce qu il y avait a prevoir niveau hebergement et qui nous ont donne tous les elements primordiaux pour ne pas creer d incident diplomatique des le premier jour. Nous nous sommes ensuite lances dans une decouverte des produits locaux, au resto puis avec une petite degustation de bieres improvisee (non, pas bourrage de gueule).

Apres une bonne journee d un peu plus de 24h dont 13 d avion, nous sommes tombes comme des masses. Decalage horaire oblige, c'est vers 5h30 du matin (heure locale) que je me suis reveille, pas vraiment frais comme un gardon comme vous pouvez l imaginer. Les autres ayant emerge environ 3 heures plus tard, nous sommes directement partis en vadrouille dans le centre historique de Mexico a pied (notre hotel est plutot bien place).

Et c est vraiment une ville magnifique, pour ce que nous en avons vu jusqu ici. Le centre historique est un melting pot de batiments d epoque et de styles differents mais sans aucune faute de gout.


















Le palais national (dont vous pouvez admirer ci-dessus une des gigantesques fresques de la rivera) , la place de la constitution (remplacee pour le moment par une patinoire tres prisee), l immense cathedrale, et toutes les rues adjacentes aussi belles que differentes, nous nous en sommes mis plein les mirettes pendant toute la journee.






Vraiment, le sejour ne pouvait pas mieux commencer.











Ah si, peut etre si Laura n avait pas ramene et aggrave la creve qu elle a pris a Paris. Je suis aussi un peu enrhume, mais la pauvre a passe la majeure partie de la journee a se moucher. Elle a d ailleurs pris un remede miracle, el antigripal, un cocktail a base de divers fruits qui est sense regle le probleme (sinon j y retourne avec une batte de baseball) .

Apparemment, Internet n est pas aussi repandu que nous l esperions dans les auberges de jeunesse, il est donc probable qu on ne se connecte qu une ou deux fois par semaine, peut etre moins dans les semaines qui viennent.

Nos projets a court terme ont deja pas mal evolue. Co part ce soir avec une de ses copines dans le nord du pays pour deux semaines et nous restons donc ici avec l humour decale (doux euphemisme) de seb qui est decidement en grande forme. Comme nous avons toujours reve d avoir notre jean roucas a nous, nous partons (normalement) dimanche avec lui au sud est de Mexico, dans une petite ville dont j ai perdu le nom pour le moment mais dont je vous parlerai plus en details la prochaine fois. Si c est confirme, nous resterons quelques jours la bas dans la maison du prof de je sais pas quoi d une coloc de la copine a Co et Seb, qui la leur avait deja prete il y a quelques temps alors qu ils se connaissaient a peine (quand on vous dit que les mexicains sont sympas).

Apres nous devrions entamer notre route vers le Pacifique, jusqu a Morelia (a vos cartes !) avec Seb et sa coccinnelle verte trentenaire, puis ensuite par nos propres moyens.

Voila pour le moment. Comme on se l imaginait, les choses evoluent tres vite ici et il ne faut pas vous etonner si aux prochaines news, nos plans etaient radicalement differents de ce qu ils sont aujourd hui.

Quoi qu il en soit, ce voyage commence dans les meilleures conditions et nous sommes plus qu enthousiastes quant a la suite des evenements.

Gros bisous a tous et n hesitez pas a nous donner des nouvelles par mail ou en commentant ce blog, histoire qu on ait vos impressions et qu on sache ce qui se passe dans vos vies

mercredi 21 novembre 2007

Les quelques uns d'entre vous qui ont obtenu leur BEP en moins de 4 tentatives auront peut être une idée de l'endroit où nous comptons nous rendre.

Le choix a été relativement rapide. Laura ayant à ma grande surprise rejeté mon idée originale de camping sauvage au Groenland et moi-même ayant émis quelques réserves sur la pertinence d'une visite du siège social de la redoute, il ne nous restait plus que... le MEXIQUE

Petit cours de rattrapage pour les néophytes :

De petites annotations vous aideront à choisir la bonne musique d'ambiance tout au long de votre lecture.

-lancer l'hymne mexicain sur la chaine stéréo la plus proche-


LE MEXIQUE

1.1
- Géographie

La géographie du Mexique n'intéresse personne. Pas même les mexicains.

Banalement baigné par deux océans et arborant une forme en queue de sirène tout juste recrachée par une moissoneuse-batteuse, le pays ne peut qu'essayer de cacher sa ridicule apparence. A tel point que dans les écoles primaires, les petits garçons apprennent dès leur 8e anniversaire (date traditionnellement attribuée à la poussée de la première moustache complète) à ne pas connaitre l'emplacement de leur pays sur la carte mondiale. Les jeunes contrevenants s'exposent à des sanctions allant de la privation de dessert à l'électrocution anale, suivant le cas.

La capitale du Mexique, Mexico, dont le nom souligne d'ailleurs un cruel manque d'originalité, est située au centre de gravité pondéré du pays. Pour ceux d'entre vous qui restent des béotiens en ce qui concerne les choses de la science, cela signifie qu'il s'agit du point exact du pays qui l'empêche de s'éffondrer sur lui même et de s'engouffrer dans un univers parallèle anti-matériel apocalyptique et satanique où règne Sylvie Vartan.

La seule particularité notable du Mexique est d'être l'un des rares pays à posséder un parcours de golf aquatique, particulièrement prisé par leurs voisins antillais . Sobrement intitulé "Golfe du Mexique" (l'aversion pour la géographie n'ayant là bas d'égal que celle de l'orthographe), ce parcours atypique réunit chaque semaine des centaines de passionnés qui n'hésitent pas à prendre le large à plusieurs dizaines sur des embarcations à l'étanchéité très relative.




-lancer le Requiem de Mozart sur la chaine stéréo la plus proche-

1.2 Démographie

Les mexicains sont nombreux, très, voire très très selon les estimations des experts. Il se répartissent sur le territoire de façon exfoliante, ce qui ne veut rien dire mais leur convient tout à fait. On appelle traditionnellement les habitants du Nord du pays "ceux du nord" et les habitants du Sud "ceux qui sont pas du nord" sauf dans le cas de la population habitant le Yucatan, qu'on n'appelle pas car ils sont trop occupés.

L'évolution de la démographie a ces dernières années été plutôt positive si l'on en croit cette courbe : Malheureusement, étant d'un naturel plutôt sceptique, je préfère ne pas y croire et établir que la démographie mexicaine est en chute libre et condamnée au vieillissement. Cela permettra peut être, qui sait, de faire passer une réforme des retraites d'ici quelques années.




-lancer l'album "Get Rich or Die Tryin'" du truculent 50 cent sur la chaine stéréo la plus proche-

1.3 Economie

Le système économique du Mexique repose sur deux secteurs-clés que leur jalouse toute la planète : les tacos et la tequila.

Bien qu'inépuisables et particulièrement rentables, ces ressources naturelles ne sont cependant pas équitablement réparties sur l'ensemble du territoire et ceux du nord ont du trouver des alternatives à la toute-puissance du taco. C'est ainsi que se sont développées au fil des années de véritables industries de lait en poudre qu'on conditionne en général sous forme de pavés plastiques et que l'on stocke souvent dans des parties peu exposées du véhicule les emmenant aux USA (principal importateur) afin, évidemment, d'en préserver la fraicheur et les protéines.




-lancer le thème musical de "il était une fois dans l'ouest" sur la chaine stéréo la plus proche-

1.4 Histoire

Les premières traces de civilisation avancée remontent à 2600 av. JC. Le doyen de ces peuples de l'époque précolombienne* est celui des Mayas. Leur empire s'étendit pendant plus de 4000 ans sur la partie supérieure de l'Amérique centrale. Il reste aujourd'hui considéré comme l'un des plus savants et avancés culturellement même si il ne connaissait pas en revanche comment faire tourner une roue jusqu'à l'arrivée des espagnols. Un déséquilibre paradoxal entre la théorie et la pratique qu'on ne retrouve guère de nos jours que chez les énarques ou les développeurs web.

De nombreux autres civilisations ont durant cette période coexisté en toute inamitié. Aztéques, Olmèques, Toltèques et autres mecs, autant de peuples tout aussi intéressants à étudier que chiants à décrire. Il s'agit pour la plupart d'entre eux de lointains cousins du peuple Navajo avec qui les relations furent étrangement interrompues à la fin de l'époque précolombienne*. Il est aujourd'hui reconnu dans le milieu archéologiqueque la disparition de ces civilisations est dans la majorité des cas directement liée à la frustration colossale de n'avoir jamais figuré dans un album de Tintin comme leurs voisins Incas. Ces derniers ayant pour leur part préféré disparaitre dans un génocide aussi sanglant que festif. Mais les Incas n'ayant jamais été au Mexique, c'est pas tellement grave en fait.

L'
époque coloniale inaugurée par l'arrivée de Hernan Cortes et qui dura plus de 3 siècles fut synonyme de prospérité, d'amour et de compréhension. A condition évidemment d'être blanc, espagnol, catholique, riche et noble.

L'ennui se faisant régulièrement sentir, on organisa ça et là quelques guerres pour tuer le temps. Même
Napoléon, éternel garnement, vint participer aux festivités. Les mexicains acquirent l'indépendance en 1821 mais ne surent pas tellement quoi en faire et se mirent donc à faire la guerre aux USA, qui ne leur avaient pas fait grand chose mais qui avaient bien la gueule à ramasser pour les autres. N'ayant pas cependant noté le détail qui indiquait que leur nouvel adversaire était une fois et demi plus nombreux, les commandants mexicains revinrent chez eux sans la moitié de leur territoire ce qui, reporté en termes de baby-foot, correspond à passer deux foix sous le baby après une bonne fanny.

Alors, comme ils n'avaient plus personne à attaquer ni aucune raison de le faire, ils se révoltèrent. La révolution mexicaine occupa assez longtemps ses différents protagonistes pour qu'ils arrivent à tous s'exécuter les uns les autres et à revenir au point de départ. On ne retiendra par décence de cette époque que le grand sobrero d'
Emiliano Zapata qui, même s'il n'a qu'un intérêt historique très relatif, avait la putain de classe de sa mère.

Le Mexique est depuis 2000 dirigé par le président
Vicente Fox Quesada qui s'est fait connaître des diplomates internationaux en tant que doublure de Tom Selleck dans le 23e et dernier épisode de la saison 3 de Magnum.

-lancer un marteau sur la chaine stéréo la plus proche-

1.5 Culture

Le milieu culturel mexicain est de par son histoire et aujourd'hui encore profondément influencé par son cousin espagnol. A commencer par la langue ibérique, parlée par la quasi-totalité de la population (les quelques récalcitrants étant en général soit muets, soit trop bourrés pour articuler). Certains dialectes issus des tribus mayas survivent encore, même si c'est de manière générale plutôt pour emmerder le monde et justifier des noms de divinités ou de lieux imprononçables.

La musique a au Mexique une place bien spéciale : dehors. Les mexicains n'aiment pas la musique et n'en jouent presque jamais. Les quelques imprudents qui s'y risquent sont généralement kidnappés, torturés et séquestrés dans les studios de cinéma américains où ils sont obligés de jouer les mariachis dans des décors de restaurants tex mex jusqu'à ce qu'ils en meurent.

Les peintres mexicains sont eux aussi assez peu nombreux. Ils s'appellent Pablo et Juan et font des caricatures cocasses dans les ruelles sombres de Monterrey pour se payer leur dissolvant.

-lancer le morceau "la bite à dudule" sur la chaine stéréo la plus proche-

1.6 Religions & Croyances diverses

Suivant encore une fois l'exemple espagnol, le mexicain est généralement catholique mais se rend régulièrement à des messes noires de co-propriété (ou de lotissement dans la campagne) pour y sacrifier des chèvres, agneaux, experts comptables et autres animaux exotiques.

Tout comme une mauvaise blague raciste de comptoir PMU, les croyances hippies des aztèques se transmettent de génération en génération. Perpetuellement sous acide, son clergé bavant fusionne animaux et éléments naturels pour pallier à un profond manque d'inspiration. La dernière tentative de création physique en laboratoire du grand dieu serpent à plumes
Quetzalcoatl**, où un anaconda de 7 mètres devait fusionner avec une colombe fut un échec. Le reptile, après avoir fusionné à sa manière avec le volatile avait en effet subitement décidé de fusionner avec la moitié des scientifiques présents dans le laboratoire. Dès lors les recherches furent officiellement abandonnées.

Les mexicains comme tous les catholiques célèbrent le 2 novembre de chaque année la fête des morts. L'extraordinaire popularité de cette fête dans le pays en fait l'un des évenements majeurs de l'année. Souvent affublée d'une réputation et d'un ensemble de préjugés particulièrement négatifs, cette fête n'a pourtant rien d'effrayant. Les mexicains se regroupent en général simplement entre amis pour se déguiser, boire avec modération et discuter. La deuxième partie de soirée étant de coutûme réservée à une conviviale partie de chasse où les participants sont invités à choisir une fillette à égorger. Les traditions changent cependant d'une ville à l'autre et il n'est pas rare de voir des rites plus intimistes, comme l'exhumation de cadavres suivie de rapports sexuels dans les cimetieres municpaux.

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*précolombien (adj) : antérieur à la diffusion du premier épisode de colombo
**Quetzalcoatl (n.m) : mot compte triple, 97 points