mardi 18 décembre 2007

Côte pacifique - I

Le peu d'entre vous qui suivent regulierement ce blog se sont peut etre demandes ce qu on branlait ces derniers jours. Bon, mettons les choses au clair, on fait comme on peut et parfois on peut pas alors on va pas se laisser emmerder par des gens qui ont rien d autre a foutre que de nous chercher des noises et nous demander des comptes toutes les dix minutes.

Raaah non mais c'est pas vrai ca, de quoi je me mele d'abord ? Bon maintenant que vous m avez bien enerve (c'est malin) avec vos remarques desobligeantes que vous n avez meme pas le courage de formuler, ca va pas etre facile de continuer.

...


Bon... puisque vous insistez en pleurant... mais que je ne vous y reprenne pas... pas croyable ca...

Alors, comme prevu nous avons directement rejoint la cote pacifique par la celebrissime ciudad d'Acapulco. Il semblerait que cette ville qui a pourtant fait les beaux jours du Capitaine Merrill Stubing et de Burl « Gopher » Smith (ainsi que tous les autres personnages de la croisiere s amuse) ait depuis quelques annees le surnom peu valorisant de "Cacapulco", en raison de son vieillissement prononce. Et bien force est de constater que rarement surnom n'aura ete mieux porte. Sortis des 100 m de port un peu viellot mais qui a son charme et du zocalo (=place principale d'une ville) ou nous avons pu assister a un meeting politique des plus banals, la ville n a aucune interet. Tout est vieux, decrepi et peu engageant. C est un peu comme si le temps s'etait arrete a la fin des 70's, a l'apogee des structures betonnees et du mauvais gout a paillettes.

Un peu degoutes par ce cadre (Pacific Princess, tu nous a trahis...), nous ne sommes meme pas alles voir les gars qui plongent des falaises ni le fort restaure, seuls interets apparents de cette cite has-been.


Nous avons donc repris la route le lendemain matin, en quete de sable fin et de cocotiers pour nous relaxer un peu parce que merde, on va pas se la raconter, c'est surtout ca qu on cherche ici (Sinon on serait parti en camping a Lezigneux).

Nous avons trouve notre bonheur a Playa Ventura, sorte de village a l'ecart de la civilisation ou tout le monde habite au bord de l'ocean et ou les plages sont aussi desertes que les boutiques sont vides. Pour s'y rendre, il faut se perdre a 4 heures a l'est de Cacapulco puis essayer de trouver dans la cambrousse une bagnole qui fait la navette.

Par contre une fois sur place, c est un petit bout de paradis. Hotel barrato familial a deux pas de la plage qui semble n'attendre que nous (puisque rarement frequentee par d autres personnes), petits bars plantes dans le sable ou l'on peut siroter une piña collada (une vraie) ou du lait de coco en regardant le coucher du soleil pour une bouchee de pain.




Nous avons meme etes convies a un mariage (bon, tout le village semblait l etre), ou nous sommes juste restes le temps de boire une Corona et de feliciter chaleureusement les maries (qui semblaient assez surpris de nous voir...). Nous avons quand meme pu assister a la mise a l'eau du marie quelques heures plus tard.


Pas d'internet la bas donc silence radio pendant les 3 jours ou nous y avons sejourne. Juste des hamacs et du sable et c'etait tres bien. On y a aussi rencontre un couple allemand (de Kassel -la conversation a debute sur la reconnaissance de leur plaque d'immatriculation -) avec leur fille de 3 ou 4 ans avec qui on passe la soiree a discuter, ce qui m a permis de depoussierer un peu mon anglais et d'exhumer (le mot est faible) mon allemand.

Mais bon, on ne pouvait pas non plus y rester toute la vie. D'autant plus que nous avons un peu precise nos projets pour les jours a venir, a savoir passer Noël a Oaxaca, une des villes importantes du sud qui nous semble franchement pas mal.

Pour l'heure, nous sommes arrives en fin d apres midi a Puerto Escondido, paradis des surfers, ou nous louons une petite cabaña pas tres loin de la plage. Mais vu qu'il fait nuit, on en saura plus demain.

Bisous a tous, on sait que la bas en Siberie (ou presque) vous avez froid, et comme le prouve cette photo, on compatit.

(Compassion sincere)

jeudi 13 décembre 2007

Taxco

Apres une derniere journee passee en compagnie de Seb, Arturo et Maria (sa copine) a nous la couler douce (ballades, siestes dans les hamacs, etc), nous les avons chaleureusement remercies et nous sommes lances dans notre aventure en duo.

(Arturo notre hôte et Maria sa copine)

Seb nous a laisses a la gare routiere et s'en est retourne nourrir le rat. Une petite etape de deux heures a Cuernavaca et nous voila a Taxco (prononcez Tassco), ville coloniale a 150-200 bornes au sud de Mexico qui a une longue histoire mais qui est surtout connue pour être la capitale de l'argent (le metal) au Mexique. Les montagnes en hiver n'ont decidement ici rien en commun avec celles du Forez. Nous avons cru voir un nuage ce matin mais il s'est apparemment enfui des que nous avons franchi le pas de la porte. Il fait au moins 25 degres dehors alors que nous sommes a 2000m d'altitude. Comme prevu, Taxco est absolument magnifique, meme si chaque trajet s'avere une epreuve physique, les rues de la ville etant encore bien plus escarpees que celles de Tepoztlan.




Petit bemol, la ville est assez touristique et nous avons ete rapidement pris d'assaut par les vendeurs ambulants et autres personnes qui deviennent spontanement nos meilleurs amis a la minute ou ils nous voient. Mais ils sont loin d'être aussi nombreux qu'en Chine et nous savons comment nous y prendre pour nous en debarrasser rapidement (et sans arme a feu). Autre point negatif, le prix des chambres est sensiblement plus eleve que dans le reste du pays, même si cela reste raisonnable.

D'autre part, nous pouvons nous estimer heureux d'être assez fatigues le soir pour reussir a nous endormir malgre les processions et festivites permanentes qui se terminent tard dans la nuit (Le double-vitrage ne semble être ici qu'un concept lointain). En effet, le 12 decembre et tous les jours qui le precedent/succedent sont consacres a feter la vierge de Guadalupe, la principale figure religieuse du pays, qui serait apparue il y a super longtemps a un potier indien. Une occasion comme une autre de faire beaucoup de bruit dans la rue comme les mexicains savent si bien le faire. Mais comme nous sommes de joyeux lurons, nous esperons bien nous y mêler ce soir.



De belles ballades, donc, mais aussi beaucoup de leche-vitrine (expression caduque puisque les boutiques sont ici generalement depourvues de vitrine), ce qui, une fois n'est pas coutûme, n'a pas ete trop pesant (il est assez etonnant de voir les vendeurs decider du prix a la balance, par rapport au poids d'argent).


Une tres belle ville donc, mais dont on a finalement vite fait le tour.

Nos plans pour la suite ont encore pas mal evolue. Au lieu de partir vers l'ouest en passant par Morelia comme c'etait initialement prevu, nous avons decide de tracer vers le sud et de rejoindre directement la cote pacifique a Acapulco. Bien sûr la plage nous attire, mais nous nous sommes surtout rendu compte que pour suivre notre plan initial, il nous fallait revenir sur nos pas, ce qui ne nous enchentait guere. Donc demain a 11h, nous partons pour un petit patelin a 10 bornes d'Acapulco, afin d eviter les prix exorbitants de la station balneaire et de nous la couler douce au bord d'un lagon dont nous avons entendu beaucoup de bien.

lundi 10 décembre 2007

Tepoztlán

Pour une raison qui m est inconnue, les photos verticales refusent d apparaitrent comme telles alors que je les ai tournees... , je les retournerai la prochaine fois, quand je serai sur autre chose qu une saloperie de Mac.


Dans un voyage comme le notre, il y a quelques reflexes qui peuvent vous faire gagner un temps fou, comme prendre une carte avant de partir sur les routes d'un pays inconnu, par exemple. Dans notre cas, cela nous aurait certainement evite de faire en plus de 5 heures un trajet qui n'aurait pas du en prendre plus de 2. Une bifurcation manquee et hop, nous voila a l autre bout de la ville, coince dans un gigantesque marche de noel, essayant desesperement de retrouver notre chemin. Cela nous aurait peut etre aussi empeche, une fois sortis de Mexico, de faire une bonne cinquantaine de bornes (et plus encore a mon avis) et de faire le tour de tous les patelins paumes dans les montagnes du sud de Mexico.

Cependant, cela nous aurait surtout empeche de profiter de paysages magnifiques en pleine cambrousse, veritables decors de western qui nous ont charmes. 


Tout cela pour arriver en fin d'apres midi (et non pas en debut comme prevu) a Tepoztlan, petite ville perdue au milieu des montagnes ou viennent se refugier artistes et intellectuels de Mexico, un endroit ou l air est plus respirable et les habitants plus detendus. Des personnes comme Arturo, anthropologue et photographe, qui nous a heberge ces deux dernieres nuits (et peut etre encore ce soir on verra) dans sa somptueuse maison, qu il a dessine lui meme et ou tout objet de la vie courante est une oeuvre d art en soi. Ajoutons a cela une imposante collection de rock progressif et vous comprendrez (pour ceux qui connaissent mes gouts en la matiere) que je me sente comme un poisson dans l eau. De plus, notre nouvel ami a le bon gout de s absenter un jour sur deux, nous laissant sans inquietude les cles et ses trois adorables (mais un peu cons) bergers allemands.

Outre le confort que nous procure cet endroit, le cadre est lui aussi magnifique : une ville d artistes certes, mais a majorite populaire, ou la vue est a chaque croisement plus impressionnante et ou chaque ballade est source d emerveillement, a condition de ne pas craindre l effort physique, la ville etant presque entierement a flanc de montagne et les chemins particulierement pentus.  Un petit temple azteque , niche sur une des montagnes surplombant la ville, convaincra les rares qui ne le sont pas encore de la beaute du coin.
Ce temple, lui aussi, nous aura donne l occasion de nous perdre. Preferant tracer notre chemin en pleine nature que de monter par l escalier naturel amenage a cet effet, nous avons mis bien plus de temps et de souffle (ca grimpe mechamment)pour acceder a ce temple, nous arretant de temps a autres pour profiter de la vue et de copiner avec les aigles, qui sont tout de meme beaucoup plus farouches que les ecureuils de Mexico.







La redescente, plus aisee (mais destructrice de genoux) nous amenera vers les marches artisanaux et un mini-resto ou nous avons mange quelques tacos et de l'eau d'ibiscus (tres bon) avant de nous attaquer a la grande montee nous ramenant chez Arturo.



Le temps de se doucher et nous nous mettons a petrir de la pate pour realiser notre repas du soir, pains aux olives et au jambon mais aussi pizzas grace au four a pain d'Arturo. Peut etre est ce parce que nous mourrions de faim ou parce que nous les avions faites nous memes, mais j ai l impression de n avoir jamais mange meilleure pizza sur cette planete (surtout la mienne, celle de Seb etait bonne, mais moins, en toute objectivite bien sur). 


Il est aussi une chose tres importante a noter : la tequila mexicaine ne ressemble en RIEN a ce que l on peut boire en Europe. El Jimador nous l a prouve hier soir et j ai l impression que je ne pourrais plus jamais boire de Tequila a la francaise.


Nos plans pour la suite des evenements ? Il ne sont pas definis avec certitude. Arturo rentre cet apres midi. A priori nous devrions rester une nuit de plus et partir en fin de matinee demain. Seb doit rentrer a Mexico nourrir le rat de Sarah (rappel : Sarah est l ancienne coloc lyonnaise de Coralie avec qui elle est partie dans le nord du pays). Il aura tout le temps pour ecrire (ce qu il attend depuis un petit moment pour avancer son bouquin) et se reposer. Quant a nous, nous ne savons pas encore exactement ou nous allons. Taxco, ville coloniale assez eloignee au sud ouest nous attire pas mal. Apparemment, on ne peut pas y aller directement d ici donc il est probable que nous fassions une etape a Cuernavaca, grande ville du coin, qui nous parait moins interessante. 

Nous le saurons quand nous y serons.